Solidarité avec la Guyane

Solidarité avec la Guyane

Le département de la Guyane connaît actuellement un mouvement social de grande ampleur puisqu’une grève générale vient de démarrer à l’appel de plusieurs organisations syndicales dont la FSU Guyane. La FSU Réunion exprime ici sa totale solidarité et son soutien aux militants guyanais engagés dans ce mouvement.
La Guyane souffre d’un retard structurel conséquent et de difficultés sociales alarmantes : 44% des familles vivent sous le seuil de pauvreté, 1 jeune sur 2 est au chômage, La mortalité infantile est 3 fois supérieure à la moyenne nationale, 10 000 jeunes sont non scolarisés , dans les établissements scolaires, il y a 2 fois moins d’adultes pour encadrer les élèves que dans les autres académies, les ressources aurifères sont pillées au profit de quelques actionnaires.Ce ne sont là que quelques aspects d’une situation sociale très dégradée.
Tous les indicateurs socio-économiques sont réunis pour aboutir aux mouvements actuels en Guyane.Ceux-ci nous rappellent les mouvements qui ont marqués les DOM en 2009 -mouvements qui d’ailleurs avaient démarré en Guyane- et se sont traduits à la Réunion par 3 mois de mobilisations à l’appel du COSPAR sur des revendications ayant notamment permis un complément de revenu aux salariés les plus modestes.
Pour autant les territoires ultramarins sont toujours le supplément d’âme des politiques publiques et la Réunion n’échappe pas à ce constat.
Nous partageons avec nos camarades guyanais le besoin impérieux d’une politique qui réponde véritablement aux enjeux.
Pour la FSU, cela signifie notamment un plan de rattrapage en postes dans la Fonction Publique, la mise en place de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans adossée à une politique éducative ambitieuse, une revalorisation des bas salaires et minima sociaux, une compensation de vie chère pour tous les retraités, la construction de nouveaux établissements scolaires, la résorption de l’emploi précaire en particulier dans la Fonction Publique Territoriale, le développement de l’enseignement de la langue régionale.
Les territoires ultramarins ne peuvent plus rester éternellement les grands oubliés de l’Histoire.

FSU Réunion, le 27 mars 2017